ACBO - FLECHE VELOCIO 2014

FLECHE VELOCIO 2014

La FLECHE VELOCIO est une épreuve crée par l’Audax Club Parisien en 1947, dont le but est de parcourir en équipe ( de 3 à 5 machines ) le plus de kilomètres durant 24 heures en direction de la Concentration Pascale.

J’ai encore en mémoire ma conversation téléphonique avec Victor des Cycles Alex Singer qui m’annonçait gaiement à l’issue de la traditionnelle réunion de l’ACBO, faire partie des cinq membres de la nouvelle équipe pour cette Flèche 2014 : quel honneur et quelle satisfaction, cela dit je l’avais bien cherché, en me faisant réaliser une randonneuse Alex Singer sur mesure cela va de soi, dont l’essence même est de prendre part à ce type de défi.

En y réfléchissant bien c’est quand même un truc de grand malade du genre à ne pas s’aimer, à prendre des rides d’un seul coup !

Notre Capitaine de route Victor Decouard magnifiquement secondé par sa secrétaire particulière Sina Witte, nous ont concocté, organisé, planifié de main de maître un parcours de toute beauté.

Lorsque je me remémore cette épreuve, ce qui me vient spontanément à l’esprit, c’est d’avoir vécu une formidable aventure humaine teintée d’une très grande camaraderie : un grand merci à mes amis de route Victor, Sina, Alain, Bruno, à Christophe et Séverine pour la logistique des ravitaillements, ainsi que toi Olivier Csuka, héritier d’un morceau d’anthologie de la mémoire de l’industrie du Cycle en nous permettant de pouvoir toujours commander et de faire perdurer ces superbes machines Singer.

Il faut dire qu’elles avaient fière allure nos cinq randonneuses, avec une mention particulière pour les plus anciennes, qui comme le bon vin se bonifient en prenant de l’âge, en se parant d’une inimitable patine, que les vélos plastiques jetables actuels ne pourront connaître : ça c’est dit !

Après une série de quelques brevets de 200 puis le 300 de Flins le week-end précédent et son incursion dans les jolis paysages du Perche, nous voilà enfin à ce fameux vendredi 18 avril où nous avions rendez-vous à Migennes, qui constituera notre point de départ en direction de la Provence. En tant qu’équipe sérieuse nous étions tous à l’heure, et avons pu ainsi prendre le temps d’effectuer les derniers préparatifs sur nos machines, et contempler chacun de leurs accessoires comme ce petit feu rond fraîchement installé sur celle de notre secrétaire et non moins talentueuse cycliste.

Après un repas complet dans un petit restaurant fort sympathique près du canal et la classique photo de départ, nous partions à midi pile, dans la grande inconnue en ce qui me concerne, totalement néophyte sur la Flèche et en grande distance tout court, contrairement à mes quatre compagnons : comment aillais-je réagir à passer une nuit entière sur le vélo sans dormir, effectuer en 24 heures le kilométrage d’un mois ? Autant de questions que tout notre attirail en éclairage, vêtements réfléchissants, la rigueur de notre organisation m’aideront à surmonter.

Plutôt animé par le goût de la performance, comme les quatre autres guerriers de notre furieuse équipe, l’objectif non avoué était clair, battre le record de 2011 et ses 619 kilomètres inscrits au compteur ; le mail de notre Directeur Sportif deux jours avant le départ était également très explicite à ce sujet en nous vantant une météo clémente.

Alors notre feuille de route indiquant Bollène pour objectif, soit 574 kilomètres depuis Migennes via les grands crus de Bourgogne, la N6 puis la Vallée du Rhône allait être une simple formalité. La tactique de notre capitaine était simple : rouler les 200 premiers kilomètres sans s’arrêter et ainsi prendre de l’avance !

Le premier contrôle obligatoire effectué chez la coiffeuse du village de Nuit au kilomètre 71 le sera en un temps éclair, tout comme ceux de Dijon ( km 170 ) et Tournus ( km 267 ). Finalement nous allions effectuer notre premier ravitaillement à 20h30 tout rond après 280 kilomètres, soit 33 km/h de moyenne ! la fameuse montée de Sombernon avalée, la traversée de Dijon littéralement oubliée !

Trente minutes d’arrêt pour ravitailler et s’équiper chaudement pour la nuit, qui tomba lors de notre reprise de la route, parés à l’affronter de multiples éléments réfléchissants afin de garantir notre sécurité. Ah sacrée nuit, où chacun y va de sa recette miracle pour combattre le sommeil, mais le meilleur des alliés sera finalement cette boisson américaine si célèbre et pourtant anodine tellement elle fait partie de notre environnement.

Lyon by night sera traversée façon pancarte des quais de Seine ( les initiés me comprendront ! ) rive gauche puis rive droite : c’est marrant comme j’imaginais cette ville plus grande !

Va s’en suivre une partie difficile, où notre moyenne horaire baissera inlassablement, tant nos repères habituels sont faussés par la nuit, persuadés que nous roulions à vive allure alors qu’il n’en n’est rien, et sans compter ce sommeil qui commençait à nous gagner, à ce sujet Sina ne me contredira pas

La photo prise à Condrieu au kilomètre 420 ( 4ème contrôle ) ainsi qu’un petite séance de marche va légèrement nous revigorer, toutefois de courte durée, chaque kilomètre devenant difficile avec nos organismes bien entamés.

Le jour finira par se lever, avec un magnifique soleil pour nous réchauffer, la satisfaction d’avoir passé la nuit, un dernier ravitaillement, et nous allions jeter nos dernières forces dans la bataille avec un groupe de plus en plus compliqué à faire rouler en ordre serré.

A 11h55, à l’unanimité nous prenons la décision de nous arrêter à la pancarte L’Isle sur la Sorgue : le verdict tombe, 633 kilomètres parcourus, nous avions rempli notre mission, même si après coup j’ai la sensation amère que nous aurions pu faire encore un peu mieux. Allez pas de regret Xavier, les records sont faits pour être battus, il fallait bien nous laisser une marge de progression pour nos tentatives futures !

Le repas pris à l’Isle sur la Sorgue pour fêter ce nouveau record de l’ACBO me sembla être le meilleur du monde, et j’ai pris un succulent plaisir à comparer nos photos prises au départ puis à l’arrivée : vous connaissez l’expression « avoir la mine déconfite », là elle prend tout son sens !

Un grand merci aux Cycles Alex Singer pour la qualité de ses superbes machines, pour l’occasion chaussées en pneumatiques Grand Bois dont l’efficacité s’est traduite par zéro crevaison ( même moi ! ) et de m’avoir adopté dans leur grande famille.

Ah, j’oubliais, également un grand merci à Victor pour son magnifique relais de disons 23 heures, mais la prochaine fois je préférai que tu prennes une randonneuse plutôt qu’un derny, ce sera plus équitable pour nous !

Bravo Sina et Bruno pour votre élégance naturelle en toute circonstance, et à notre Alain dit « pépé » Maître Guerrier !

 

Xavier,
élève première année Ecole Alex Singer à Levallois Perret !

Images



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